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[ petits cÖmmentaires de ma part ]
* pensée du persÖnnage*Je me glisse sous les draps de mon nouveau lit, fatiguée de cette journée.20 juin
14h30Une lègère mélodie s'échappe de la radio de la voiture d'Anna. Nous partons à l'aéroport chercher ses fils.
Inconsciemment, un sourire se dessine sur mes lèvres, serait-ce grâce à la musique ? au vent rentrant dans la vieille voiture ? ou tout simplement à ce magnifique paysage défilant sous mes yeux ? A vrai dire je n'en ai aucune idée. Je suis heureuse et c'est tout.
Maud - ATTENTION !!
Je sors de mes pensées et aperçois un camion en train de se renverser. Je me jette sur Julie pour la protéger du choc qui est, maintenant, inévitable. Anna freine, elle freine tant qu'elle peut, le bruit des pneux sur le goudron chaud de la route ne fait qu'accentuer ma peur.
La voiture fait quelques tours sur elle-même et rentre dans le camion. Mon corps bouge, j'ai l'impression de ne plus rien contrôler, que tous mes organes se déplacent librement en moi.
J'aperçois Maud attraper le volant et le tourner. La voiture par en tonneau dans le champs de droite, celui que je trouvais si beau quelques secondes au paravant. Elle s'arrête quelques mètres plus bas. J'ai mal, mal de partout autant en moi qu'à l'extérieur. Je sens une chaleur couler le long de mes jambes, du sang ? quoi d'autre. Je me retourne vite vers Julie, elle a l'air d'avoir été assomée mais sans plus. Ne pouvant bouger j'essaye le mieux possible de m'approcher de Maud. Du sang coule entre ses yeux. Une goutte, une seule qui descend du front jusqu'à son menton. Sa main est elle, au contraire, remplit de ce liquide rouge.
Moi - Maud...Maud....
J'ai du mal à articuler, ma gorge me fait souffrir et ma main est coincée sous un siège. Les larmes coulent malgré moi, mes forces me quittent peu à peu.
* Maud....Maud...*
Je me retourne vers ma moitié, sa bouche c'est ouverte et ce même liquide étalé sur ses mains en sort. Mes larmes redoublent. Son teint est pâle, trop pâle.
* Maud, ne m'abandonne pas, reste avec moi...Maud...Maud !! j'ai besoin de toi *
Moi - NON !!
Il est trop tard je l'ai compris. Mes yeux se ferment...le noir, le néant.
[...]Un voile blanc recouvre mes yeux, tout est flou. Un mal de tête puissant s'empare de moi. Je me frotte les yeux, mes mains sont râpeuses...un bandage blanc. Ma vision se rétablit peu à peu, à son rythme. Autour de moi tout est de la couleur du bandage, blanc....trop blanc. Je me lève brusquement mais prise de vertige je retombe lourdement sur mon lit.
Mon lit ? non
ce lit....
Je tourne ma tête vers le mur. Le lit près de moi est vide. A vrai dire il n'est même pas fait, il y a juste un drap posé dessus. Drap aussi blanc que tout ce qui m'entoure.
Des images me reviennent dans des sortes de flash. Le bruit stridant des pneux sur la route....le camion....Maud tournant le volant....les tonneaux....puis le visage de Maud....
Les larmes coulent, si doucement que mon coeur s'en étonne.
Moi - MAUD !!!!!!!
Je cris en oubliant où je suis, en oubliant ce qui m'entoure, comme dans un état second. Je me recroqueville sur moi-même, passe ma main dans mes cheveux et les tirent. Ma respiration devient sifflante. J'éclate en sanglot, ma poitrine se lève et descend à une allure presque effrayante.
D'une voix audible de moi seulement je dis :
Moi - Maud...pou..pourquoi tu m'as laissé...je...je ne te sens plus.....reviens...j'ai besoin...besoin de toi..Maud !
Je me jette par terre malgré le fait que tous mes membres me fassent souffrir. Le contact frais du carrelage avec mon corps chaud me procure des frissons mais en même temps me soulage de cette fièvre, de ce mal. J'écarte mes bras et mes jambes. Maud appelait cette position "étoile". Appelle ? appellait ? je ne sais plus, je suis perdue. Pourquoi toi aussi tu m'as quitté ?
Une infirmière arrive en courant vers moi. Blanche, encore du blanc. Cette femme me dégoûte autant que cet endroit.
Infirmière - Mademoiselle, que faites-vous par terre ? Ne bougez pas je vais appeller le docteur.
Qu'il aille se faire voir le docteur, laissez moi mourir, je pourrais ainsi rejoindre ceux que j'aime. Pourquoi la mort s'acharne sur moi ?
Mes sanglots reprènent. Mourir...mourir...alors c'est ça la liberté.
Doucement je me relève m'aidant du lit à côté de moi. Un vertige me reprend, je reste un moment debout, adossée contre la table de nuit puis je marche jusqu'à la porte de la chambre. Ma jambe droite me fait mal. Je soulève la sorte de tunique qu'on m'a enfilé, et aperçois un gros bandage en haut de ma cuisse. Alors c'est de là que venait le sang que je sentais le long ma jambe lors de l'accident ?
Je débouche dans un long couloir. Couloir blanc, comme vous pouvez l'imaginer. Une envie de vomir remonte dans ma gorge. Je ferme les yeux, déglutit et continue ma marche titubant de tous les côtés et me collant aux murs. Un chariot appartenant, sûrement, au service chirurgical est posé à quelques mètres de ma chambre. Je m'empare d'un scalpel et retourne vers ma chambre aussi maladroitement qu'au paravant.
Je m'effondre sur le lit respirant profondément. Le mal de tête diminue rapidement mais ne tarde pas à revenir en puissance.
Sur la table de nuit est posé un collier...mon collier...son collier. La moitié d'une étoile, c'est Maud qui a l'autre. Ou du moins avait. Je m'en empare d'une main tremblante. Je le fixe. Des larmes viennent s'écraser dessus. Mes larmes...
* Maud... *
Le scalpel dans une main, le collier dans l'autre. La mort dans une main, la vie dans l'autre. La vie, la mort...où est la différence quand on a plus personne ?
Quand on vit sans personne à aimer on est une ombre que l'on piétine, un coeur perdu, une âme errante, on est rien, un trou noir. On ne vit pour rien, on n'a aucun but, on pleure et on se lamente de son sort. On s'enferme, on se détruit petit à petit pour une personne inexistante.
Quand on meurt on est des restes, on n'a plus de coeur, notre âme n'appartient qu'à nous, et on est toujours un trou noir. Mais, pourtant, on ne vit plus, on a plus besoin de but, on en pleure plus et se lamenter devient impossible. On ne souffre plus, on ne se détruit plus....il est trop tard.
Je me laisse tomber le long du mur aussi glacé que sa couleur. J'entoure le collier autour de ma main et saisit le scalpel de l'autre.
Moi - Maud pardonne moi....s'il te plaît
Les larmes ne peuvent s'arrêter. Coulant seules, les unes après les autres.
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Maud - Nina !!
Le salpel vole à travers la pièce, pour finir par frapper le lit.
Maud - Ne recommence plus jamais !!! Tu m'entends plus jamais!!
Moi - Mais...
Maud - Nina ta gueule ! si tu recommences je...je...
Elle avait quitté la pièce le visage ravagé de larmes-----------------------------------------------
Le souvenir du visage de Maud ce jour là revint à mon esprit. Ses joues rougis par la colère, ses larmes perlant le long de son visage. Je m'en souviendrais, toujours. Mais aujourd'hui Maud, ce n'est plus pareil, tu n'es plus là pour me dire ce que je dois faire ou pas, ce n'est plus mes parents que je veux retrouver mais toi.
Je lève la lame et l'enfonce profondément dans al paume de ma main. Mon corps entier se crispe. Sans la relever, je continue de la faire glisserle long de mon avant bras. Le sang en sort à flot coulant autour de mon bras et finissant sa course sur le sol. Un liquide transparent vint s'ajouter au liquide rouge....mes larmes.
Mon corps est parcourut de frissons. Mes battements cardiaques s'accélèrent et mon coeur se sert.
J'envoie le scalpel à l'autre bout de la pièce et m'étale par terre. Ma tunique d'un blanc écarlate quelques minutes au paravant, et maintenant d'un rouge éclatant. Le carrelage devient peu à peu, lui aussi de la couleur de mon intérieur. L'idée de quitter ce monde ne me fait pas vraiment peur et le fait que j'aurais changé la couleur écoeurante d'un hopital me fit sourire. Sourire presque inconscient, sourire de mort, sourire inutile, sourire naturel, sourire de
bien être, sourire de mal être, sourire de souffrance, sourire de souvenir, sourire mélangé dans un torrent de larmes....
Une toux aigüe s'empart de moi. Elle râcle ma gorge, elle me fait mal. Une substance s'échappe de ma bouche. De ma main encore utilisable, quoi que encombrée d'un bandage, j'essuie ma bouche. Le bandage devient de la même couleur que ma blouse
* Et merde *
Je crache à côté de moi. La tête posée sur le carrelage gelé, je ferme mes yeux. Une douleur brûlante se dissout dans mon bras, m'arrachant une grimace.
Un voile blanc recouvre mes yeux, tout est flou. Un mal de tête puissant s'empart de moi. Je me frotte les yeux, mes maisn sont rapeuse...un bandage blanc. Ma vision se rétablit peu à peu, à son rythme. Autour de moi tout est de la couleur du bandage, blanc....trop blanc...toujours ce blanc.
Quelqu'un se jette sur moi et entoure ma nuque. Un corps frêle, des bras fragiles, une odeur particulière...Julie. Comment ai-je pu l'oublier ?
Je ressers son étreinte, la collant à mon corps. Une larme coule en silence, une seule. Mon bras me fait encore mal je le regarde et m'aperçois à quel point je suis égoïste. Egoïste ? oui ! oui je suis égoïste car je n'ai pas pensé une seule fois à Julie, parce qu'elle a déjà perdu sa soeur et que bientôt elle ne reverra plus son père. Et moi j'allais la laisser, oui j'allais partie sans même une pensée pour elle. Je me dégoûte....vraiment.
Moi - Ca...ça va ?
Julie - Oui, et toi ?
Elle relève sa petite tête pour plonger son regard dans le mien. J'hoche la tête comme signe d'approbation. Elle me sourit et plonge une nouvelle fois sa tête dans mon cou. Je ferme les yeux pour profiter de ce moment intime. Hélas, une voix grave me sort de mon paradis.
J'ouvre les yeux et aperçois une blouse blanche...encore. Elle appartient à un homme de petite taille, les cheveux bruns ébouriffés, avec des petites lunettes posés sur le bord de ses yeux. Pour un docteur il a une bonne tête.
Le docteur - Bonjour, docteur Clark
Moi - Euh...salut !
Mr Clark - Je dois avouer que tu as un caractère puissant et un corps résistant. Malgré les coups que tu as prit et ton coma...
Moi - Je..j'étais dans le coma ?
Mr Clark - Oui, mais tu n'y es pas restée longtemps...mais nous devons te garder quelques jours en observations, ce que tu as subit et tes efforts pour sortir de la chambre n'a fait qu'aggraver votre état. Sans parler de ce que vous avez fait, si l'infirmière n'était pas revenue allez savoir où vous saurez à cette heure ci
Moi [chuchotant] - Connasse
Mr Clark - Pardon, vous avez dit quelque chose ?
Moi - ...Nan rien
Il me fit un petit clin d'oeil, ce qui eut pour effet de me faire sourire
Mr Clark - Une belle fille comme toi ne mérite pas de mourir...
Sur ces derniers mots, il tourne les talons et sort de la chambre
Julie - Nina, qu'est ce qu'il voulait le monsieur
Moi - Rien ma chérie....rien
D'un côté, le fait que Julie ne comprenne pas l'allemand a du bon.
La porte de la chambre claque, ce qui fit sursauter Julie qui se blottit un peu plus dans mes bras. Le visage apeuré d'Anna fit apparition dans la pièce. Elle se jette sur moi et me sert fort. Je sens Julie descendre du lit. J'enroule mes bras au tour de son corps et inhalât son odeur. Odeur d'amour. Comment peut on être aussi...parfait ?
Moi - Je...je
Anna - Chut
Moi - Non!
Je me dégage d'elle et la regarde dans les yeux. Je sais qu'à elle aussi je lui ai fait du mal. Suis-je née que pour ça ?
Moi - Excuse-moi...
Les excuses, j'avoue, je n'en ai pas l'habitude. Pour moi c'est montrer ses faiblesses mais parfois il faut apprendre à se rabaisser pour garder ce qu'on aime près de soi.
Dans l'entrebâillement de la porte trois ombres se dessinent. Celles de deux garçons, les fils d'Anna probablement, et celle de Julie qui est dans les bras d'un des deux.
Ils me sourient et je leur répond de la même manière.
Anna - Vous pouvez aller nous chercher des café les garçons ?
??? - Oui m`an !
Ils sortent. Ca sent les explications, surtout rester calme. Mais apparement Anna n'est pas cet avis. Elle prend une chaise et s'installe en face de moi.
Anna - Je peux savoir ce qu'il t'a prit ,
Moi - Ce..ce qui m'a prit !! Maud est morte et tu as cru que j'allais rire aux éclats !
Anna - Comment le sais-tu ?
Moi - Tu comptais m'en parler quand ?
Anna - NINA !! répond à ma question !
Les larmes remontent malgré moi, malgré mes réticences.
Moi - COMMENT JE LE SAIS ? JE L'AI VU MOURIR ANNA, J'AI VU SON SANG COULER. C'EST MA MOITIE JE LE SENS QU'ELLE N'EST PLUS PRES DE MOI!!
Anna me prend dans ses bras et me berce doucement, comme si j'avais cinq ans. L'âge que j'ai en ce moment.
Je ne comprends pas son comportement. Cette agressivité ne lui ressemble pas.
Moi - Tu sais j'avais besoin d'essayer de la rejoindre, j'ai besoin de l'avoir près de moi elle est ma vie, ma lumière, mon droit chemin.... je suis perdue Anna ... perdue
Anna - Et nous ? Et Julie ? Tu n'es pas seule, oui Maud nous a quitté mais ne laisse pas Julie sans une autre soeur. Une ça suffit...tu crois pas ?
Moi - Si
Sa voix est douce, rassurante, elle me transporte. Je ne suis plus qu'une enfant.... maman .... toi aussi tu me manques
Bercée par les caresses d'Anna je finis par m'endormire
26 juin
12h00Je descends les escaliers de la maison Kaulitz, me regarde une dernière fois dans le miroir qui longe le couloir. Je suis prête
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25 juin
13h39
Les rayons du soleil me réchauffent, m'éblouissent, me remplissent de joie. On dirait un bébé venant de naître.
Je savoure chaques rayons, chaques caresses que le soleil dépose sur mes joues, chaques coups de vent qui fait s'envoler mes cheveux détachés.
J'attends patiemment l'arrivée d'Anna et Julie.
Je commençais à suffoquer dans cet endroit aux murs blancs, tout là-bas me déplaît, les regards haineux des infirmières, la nourriture qui te fait crever avant ton heure, les toux aigus de la patiente à côté de toi...mais surtout le manque d'amour car, oui, je n'en ai jamais eu, juste celui de Maud et Julie mais même ceux la n'existe pas dans cet endroit pourri.
Les enfants laissent pourrir leurs parents dans ce bâtiment prétendant ne pas avoir le temps de s'occuper d'eux, mais où sont-ils quand leurs parents demandent une visite de dix minutes. Dix minutes qu'est ce que ça leur coûte ? rien et ça remplirait le coeur de ces vieilles personnes d'amour.
Je n'aurais pas supporté un cinquième jour dans ce lieu. Et oui, déjà quatre jours que je loge dans un endroits aux murs blancs, aux draps blancs, aux vêtements blancs, aux armoires blanches, à la nourriture blanche et j'en passe
J'inspectes chaque voiture se dirigeant vers l'hôpital à la recherche d'une voiture noire, mais j'ai un peu de mal vu que je ne l'ai jamais vu car Anna a changé de voiture après l'accident -_-.
??? - NINA !!!!
Julie se jette dans mes bras. Je la serre fort aux creux de mes bras, ça faisait tellement longtemps, elle m'a tant manqué. Mes narines s'empare de son parfum, ce parfum, le parfum de l'amour.
Moi - Comment tu vas ma chérie ?
Julie - Ca va et toi ?
Moi - Encore mieux depuis que tu es là
Julie - Oh oui, moi aussi tu m'as beaucoup manqué !
Anna - Alors, heureuse de sortir de cet monstrueux endroit ?
Moi - Nooon, j'aime les monstrueux endroits moi.
Anna - ^^
Je grimpe dans la nouvelle voiture. Les images de l'accident me reviennent en tête je les chasses. Mais, c'est trop tard, le visage de Maud en train de mourir est de nouveau dans ma tête
Moi - C'est demain l'enterrement ?
Anna - Oui
Julie - Nina, tu sais, ben Tom et Bill ils sont trop gentil
Moi - Ca j'en doute pas ^^ mais tu arrives à les comprendre ?
Julie - Ils parlent un peu français mais Anna me donne des cours d'allemand parce que si on doit rester ici pendant un moment
Moi - Merci Anna
Anna - De rien la puce, Tom et Bill voulaient s'excuser de ne pas t'avoir rendu visite mais ils sont débordés en ce moment. Encore plus depuis l'histoire de l'accident
Moi - Pourquoi ?
Anna - Bah, tu comprends leur mère a eu un accident, alors les rumeurs commencent à surgir. A ce qui paraît j'étais bourrée, le camion a dû se coucher par ma faute
Moi - Mais c'est n'importe quoi !
Anna - C'est ce qu'ils essayent de faire comprendre aux gens à travers les interviews. Mais bon, les journalistes déforment tout, ça passera
Moi - J'espère
Anna - Merci de me rassurer, tu aurais pu me dire, je sais pas moi, mais oui t'inquiète pas ça va s'arranger, ou quelque chose dans le genre
Moi - A ben moi non, je suis directe
Anna - Je vois ça ^^
En arrivant à la maison, les deux frères n'étaient pas là. Ils avaient laissé un mot disant qu’ils passaient la nuit chez un ami mais qu'ils reviendraient demain pour l'enterrement
Moi - Pourquoi ils veulent venir ? ils ne la connaissaient même pas
Anna - Ce n'est pas une raison et puis je sais pas ils ont insisté comme des fous pour venir mais par contre, ne compte pas sur eux pour porter une cravate
Moi - C'est pas grave, c'est la présence qui compte
Anna - Je t'ai acheté une robe, j'espères qu'elle te plaira
Moi - Pourquoi tu as fait ça ?
Anna - Je n'ai jamais eu de filles, donc je n'ai jamais pu lui acheter une robe et j'en acheté une pour Julie aussi. C'est elle qui a choisi la sienne et la tienne
Moi - Je ne sais vraiment pas comment te remercier
Anna - Nina, c'est normale
Moi - Rassure-moi tu ne penses pas que c'est ta faute si Maud est morte et que là tu essayes de te racheter
Anna - Non, je n'essaye pas de me racheter car je sais que tu ne m'en veux pas mais oui, je penses que c'est ma faute si ta meilleure amie est morte
Moi - Anna, dans cette histoire une seule personne est fautive et c'est le conducteur du camion
Sur ce je monte dans ma chambre-----------------------------------------------
J'ajuste une dernière fois ma robe. Julie l'a bien choisi.
Elle est noire [bon pour enterrement c'est un peu normal aussi] s'arrêtant au-dessus de mes genoux, elle est serrée en haut et n'a que de très minces bretelles. Un lacet derrière permet de serrer le haut de la robe. Le bas est plus lâche. Mes escarpins noirs l'accompagne.[bon, j'avoue y a pas beaucoup de détails mais comme ça vous pouvez l'imaginer plus librement] [dis plutôt que tu savais pas comment la décrire] [non mais chuteuh! Ça faut pas le dire]
J'ai attaché mes cheveux avec un ruban noir également, laissant sur mon front ma frange brune et ai entouré mes yeux bleus de noirs
A mon cou la moitié du coeur, est en évidence
Je rentre dans le salon.
Julie est assise sur les genoux d'un des frères. Il a un look plutôt androgyne, son visage a des traits très fin, très beau, ses yeux sont entourés de noir, il se maquille vraiment très bien. C’est cheveux sont plaqués contre son visage et deux trois piques ornent le haut de sa tête
En face de lui, se tien son frère. Lui, il est tout à fait différent côté look. Ses longs vêtements lui donne du charme. Question les traits de son visage ils sont un peu moins fin mais ils ont autant de charme que ceux de son frère. Quant à ses cheveux, se sont des dreads
Quand Julie m'aperçoit, elle descend des genoux de l'androgyne et me saute dans les bras
Moi - Mais c'est que tu es magnifique !
Julie - Merci, toi aussi
Moi - Faut avouer que tu as bien choisi les robes
Un sourire fière d'une petite fille s'affiche sur son visage
Julie - Et puis, c'est pour Maud
Moi - Oui c'est pour Maud
Je la serre dans mes bras et la première larmes de la journée coule mais ce ne sera sûrement pas la dernière, je l'essuie avant qu'elle ne tombe sur la robe noire de Julie
Julie - Viens je vais te présenter à Bill et Tom
Moi - J'te suis
Julie - Alors le gars qui a la coiffure comme un calamar là, c'est Tom
Je me pique un fou rire, lui a mon avis n'a pas compris
Tom [dialogue en allemand] - Qu'est ce qu'elle a dit encore ?
Moi - Que ta coiffure ressemble à un calamar
Je me retape un fou rire, Tom attrape Julie et la chatouille puis il se tourne vers moi et fait la même chose
Moi [dialogue en allemand] - Hey ! j'ai rien fait moi
Tom - Tu rigoles
Moi - Profites-en car après tu risques de surtout me voir pleurer
Il s'arrête me regarde un instant puis:
Tom - Il faut que tu pleures, tu es sûrement plus belle quand tu rigoles
Moi - Comment tu réagirais si tu perdais Bill ?
Tom - Désolé, je ne savais pas que c'était ta jumelle, en fait je ne te connais pas
Moi - Tu me découvrira petit à petit
Je lui souris et me dirige vers Bill
Moi - C'est toi qui te maquille ?
Bill - Ahahah!oui
Moi - Je suis impressionnée
Bill [avec un grand sourire] - Merci
Anna rentre dans le salon, elle est vêtue d'une longue jupe et d'un débardeur noir et des chaussures à talons de la même couleurs. Ses cheveux sont lâchés.
Anna - Les enfants...Oh Nina, la robe te va très bien !
Moi - Merci et toi aussi tu es magnifique
Anna - ^^
Julie - Elle arrive quand maman ?
Anna - Elle nous rejoins au cimetière
14h00Le cercueil de Maud vient d'être mit dans son trou.
Une larme tombe vite suivit par les autres.
Comme si la fin de ma vie arrivai, tout les moments de ma vie passée en sa compagnie refont surface. Fous rires, craintes, pleures et toujours ce passage du suicide. Car cette fois là, j'ai su qu'elle était vraiment ma seule raison de vivre, ma vie simplement.
Comment oublier son visage, sa voix, son rire, son sourire, ses larmes. Tout ça m'obsède
Non, ce n'est pas toi qui méritait de mourir, moi j'avais un meilleur profil.
Ma vie est foutue en l'air depuis mes 7 ans, jamais je n'aurais réussi à vivre normalement, alors que toi oui, pour toi dans quelques mois tout était fini, toute ta vie d'avant serait effacée. Tu aurais recommencé à zéro
Une vie normale avec une mère pour s'occuper de toi.
Je n'en ai jamais eu, toi tu ne rêvais que de ça. Mais tu ne l'auras jamais connu à cause d'un connard, à cause de l'alcool, à cause...
Les larmes coulent ne pouvant s'arrêter.
Fanny me serre dans ses bras, je sens sa respiration saccadée dans mon cou à cause des larmes que déversent ses yeux
C'est à mon tour d'aller jeter une rose dans sa nouvelle demeure.
En jetant la rose, je jette aussi un bracelet
Tu te souviens de ce bracelet ?
Tu le voulais tellement. Je voulais te l'acheter pour ton anniversaire mais tu es partit si vite, trop vite.
15h00Peu à peu, les gens s'en vont. Ils passent devant nous et nous disent « toutes mes condoléances »
Je me fiche de leurs condoléances, la plupart l'ont vu une seule fois dans leur vie.
Les femmes sont pressés de rentrer sinon leur ragoût va être trop cuit, les hommes vont rater leur match de foot.
J'aimerais leur dire cassez-vous. Pourquoi êtes-vous venus ?
Demain à cette heure-ci, vous aurez déjà oublié où vous étiez aujourd'hui ! vous l'aurez oublié, elle la reine de mon coeur ! arrêtez de jouer la comédie et avouez que vous en avez rien à faire ! rentrer au chaud chez vous, je ne peux plus supporter vos têtes de demeurés, faisant genre d'être touchés mais ne rêvant que de se retrouver devant leur télé ! vous êtes si innocents, si...pathétiques
Vous osez emmener vos enfants ici, alors qu'ils ne l'ont jamais vu et vous savez vous seulement à quoi elle ressemblait ?
Sur cette vingtaine de personnes combien l'ont vraiment connus.
Vous avez tous fait comme Tom et Bill, mais eux ils avaient déjà plus de raisons de venir et ils sont restés à part tout le long de la cérémonie.
Je jette un regard en direction de la colline sur laquelle ils ont passé leur après-midi.
D'un coup, je l'aperçois au loin. Oui, c'est bien lui !
Je commences à courir dans sa direction
COucOu les gens
AlOrs d'après vOus c'est qui ?
j'ai écrit ce chapitre en étant creuvée alOrs désOlé si il est raté
j'espère qu'il vOus plaira quand même
BAM EN MODE MORTE
6H00
Ma gand mere - Debout les filles le chat est dejà levé [pas bien compris le sens de la phrase mais je dormais encore]
Ma soeur - T'es sûre que tu t'es pas trompée sur l'heure du réveil ??
Moi - Mais noon Susie tu te souviens de cette randonnée avec laquelle tu nous gonfle avec depuis 2 jours ben voila
Ma soeur - ÖUE mais moi je voulais pas me lever si tÖt
Moi - En vacance en plus
Ma grand mere - Allez les filles bougez-vous ! ! !
7H00
et c'est parti pour 6h00 de march e
BAM
vOus crOyez que c'est nÖrmal que j'ai du mettre une pOlaire tellement il faisait frOid AHHH et en plus y avait du vent et On a failli se faire empOrter oO"
Le pire? quand tu t'assOies dans la vOiture après les 6h00 de marche cOup de barre intense mais après 3 quart d'heure de guitare ca va mieux xD
breif bisOuuusss a tOus
et merci pOur les cOm'zz