On est bien plus fort que ces sottises
Que ces modes et que ces sixties
Jamais je ne veux vous voir partir
Mais vient notre amie noire fatalité

Tu verras tu verras
Ils ne nous auront pas
[...]

BUVEZ BIEN CE SOIR !!!!






Le roman est une vie sur le papier qui ressemble à la vie quotidienne, mais qui est plus significative, plus profonde et plus belle.
[Alaa El Aswany]

On écrit avec son intelligence et son inconscient.
[Bernard-Henri Lévy]




Chez moi le mot parfait n'existe pas.....j'espère juste que cette fic te plaira




Nouvelle Fiction
Cla`_
# Posté le dimanche 15 juillet 2007 09:16
Modifié le dimanche 15 juin 2008 07:33

Chapitre 1 [histoire de se mettre dans la situation ]

Chapitre 1 [histoire de se mettre dans la situation ]


Ses yeux se ferment.
Son père dit que c'est une erreur. J'aimerais lui répondre que c'est un bout de bonheur

Maud - Elle s'est endormie ?
Moi - Oui
Maud - Un vrai petit ange
Moi - J'aurais pas dit mieux

---------------------------------------

Nina. C'est mon nom. 16 ans et déjà tant d'horreurs vécues.

J'avais 7 ans, mes parents meurent dans un accident d'avion.
J'ai vécu 3 mois dans le système. J'étais une enfant classée.
Jusqu'au jour, où, le gouvernement s'occupa de moi et m'envoya dans la seule famille qu'il me restait. Ma tante, la soeur de ma mère.
Heureuse. Oui, c'est ce que j'étais. Je quittais cet enfer, pensans me retrouver dans ma famille. Dans un foyer remplit d'amour.
Si seulement j'avais su ce qui m'attendait.

Une bonne. Voila ce que j'étais à leurs yeux. Les années passaient et petit à petit l'enfer s'agrandissait.
Je voyais mon cousin croulait sous les cadeaux de ses parents, et moi, mes cadeaux étaient le fait de pouvoir manger le soir.
Pourquoi toute cette haine envers moi ? simplement parce que ma tante était jalouse. Oui, jalouse que ma mère soit devenu femme d'affaire et elle boulangère.
Elle se vengait sur moi. Je n'étais qu'un pion, un souffre douleur.

A 12 ans, je fis une fugue chez ma meilleure amie Maud. Mon oncle et ma tante ne m'ont pas cherché, heureux que je sois partie.
Je savais le secret de la famille de Maud, je connaissais son histoire mais je m'en fichais, je pouvais vivre avec la fille grâce à qui je n'avais pas encore rejoinds mes parents.
La mère de Maud était très riche, elle était une avocate très réputée. Seulement son mari la maltraite.
Elle est tombée deux fois, accidentellement, enceinte. Une fois de Maud et, 11 ans après, de Julie.
Le père bat souvent leur mère mais celle-ci n'ose pas porter plainte pour protéger ces filles et, maintenant, moi.
J'ai été de suite adoptée dans cette famille [sauf par le père] on me traîte comme si j'étais la jumelle de Maud
Moi, je la considère comme.
C'est ma moitié. La seule à me comprendre parfaitement et la seule à savoir vraiment comment je suis au fond de moi. Je masque souvent mes vraies humeurs. Maud, a appris a les démasquer.
Julie est comme ma petite soeur. Je me sens obliger de la protéger du monde dans lequel elle grandit.


---------------------------------------

Moi - J'espère qu'elle ne connaîtra pas autant de souffrance que toi tu as connu
Maud - Ou que toi....
Moi - Mmm...tu as préparé tes affaires ?
Maud - Oui

Ce matin la mère de maud nous a annoncé une nouvelle. Le genre de nouvelle qui change une existance et dans ce cas là 5 ......



C'est vrai c'est un petit chapitre mais c'est pÖur que vÖus vÖyez le cadre de l'histÖire. J'aimerais vös impressiÖns


# Posté le dimanche 15 juillet 2007 10:18
Modifié le samedi 08 mars 2008 08:43

Chapitre 2

Chapitre 2
GRIS=>FLASH BACK / SÖUVENIRS / DESCRIPTIÖ]N
BLANC => NARRATIÖN
[ petits cÖmmentaires de ma part ]
* pensée du persÖnnage*


Ce matin la mère de maud nous a annoncé une nouvelle. Le genre de nouvelle qui change une existance et dans ce cas là 5 ......

-------------------------------------------

Maud - J'comprends rien à ces exercices. Ca m'a saoulé
Moi - C'est pas compliqué pourtant
Maud - Parle pour toi

On est assise sur mon lit à faire les devoirs que nous a donné Madame V, prof de maths mais qui aurait mieux fait de faire l'armée, elle en serait sortie générale -_-
Julie est assise par terre est joue aux barbies xD

Quand d'un coup, la porte s'ouvre et laisse apparaître le beau visage de Fanny, la mère de Maud et Julie. Elle a 37 ans mais en fait 30. Contrairement aux femmes de son métier, Fanny ne porte que très rarement des tailleurs, elle est beaucoup plus simple, elle est elle-même.

Maud - Maman, qu'est ce qu'il y a ?
Fanny - Les filles, je vais porter pleinte contre votre père, je ne peux plus vivre dans ces conditions.
Moi - Oh....
Fanny - Vous partirez le temps du divorce chez une amie d'enfance, Anna, en Allemagne
Maud - EN ALLEMAGNE ?
Fanny - Oui
Moi - On part quand ?
Fanny - Demain votre avion part à 9h00, voici les billets, de l'argent et une photo d'Anna pour que vous puissiez la reconnaitre.
Moi - Demain ! et ben...
Maud - Et pour les cours ?
Fanny - Les cours s'arrêtent dans 2 semaines, j'irais prévenir le principal que je vous fait arrêter les cours pour cause de problèmes familliaux.
Maud - Et pour papa ? si il nous surprend ?
Fanny - J'ai fait exprès de prendre les billets de l'avion qui part le plus tôt afin que vous partiez quand il dort encore.
Julie [qui avait écouter la conversation mais qui n'avait pas compri grand chose] - Maman, tu viendras quand nous rejoindre toi ?
Fanny - Le plus tôt possible, ma puce. Je dois aller travailler. A oui, j'oubliais, Anna parle français. Bonne chance les filles

Elle nous fait un baiser sur le front et part


-------------------------------------------

Ich lebe für dich.
Ich ertrinke in dir.
Doch deine Augen sehn weg wenn ich mich in dir verlier.
Unerreichbar nah spielst du mit mir.
Spürst du das nicht?
Rette mich...
[here]

*Putin de réveil*

19 juin
8h00


Je sors de mes couvertures chaudes d'un pas décidé. Aujourd'hui, on quitte cet enfer. J'espère que cette fois ci c'est un paradis qui m'attend.
Dans ma petite vie, j'en aurais vu des enfers, tous si différents mais tous si horribles.

Sur la pointe des pieds, je sors de ma chambre et rentre dans celle de Maud

Moi - Bien dormi ?
Maud - Mouais....j'ai peur Nina. Cette vie est si affreuse mais je commencais à mis faire. Entendre ses cris, voir ces horreurs, j'y vis depuis que je suis née j'ai peur de l'avenir
Moi - Ne t'inquiète pas, ça ne peut pas continuer, Julie ne doit pas vivre la même chose que toi, ta mère a besoin de retrouver sa liberté....
Maud [dans un long soupir] - Oui, je sais

Je lui fais un bisou sur la joue et me dirige vers la chambre de Julie.
Elle dort....un sourire illumine son visage, même en dormant elle rend les gens autour d'elle plus joyeux
Je lui dépose un baiser sur le front

Julie [en baillant] - Quoi ?
Moi - Tu te souviens, aujourd'hui, on part en vacance
Julie - Ah oui, c'est vrai

Je déteste lui mentir mais comment faire autrement, je ne vais pas lui dire que son père risque d'aller en prison...elle ne comprendrait pas. C'est mieux comme ça.

Moi - Bon, tu vas à la douche et tu me rejoins dans ma chambre
Julie - Ok

Je lui prépare ses affaires. Une jupe blanche, un T-shirt et des balleriens de la même couleur

Je retourne dans ma chambre. Je prépare également mes habits. Un jean, un débardeur noir avec plusieurs têtes de mort blanches dessus, mes converses.
Je ressors de la douche habillée.

Julie m'attend assise sagement sur mon lit. Je lui fais deux couettes, puis je me fais deux tresses et un coup de crayon noir pour entourer mes yeux bleu.
Maud nous rejoint. Elle porte un short en jean, un débardeur noir avec une étoile rouge et des ballerines noires et rouges.

8h34

On prend nos valises et on descend les nombreux escaliers de notre immense maison.
Jean, le père de Maud et Julie, dort sur l'un des cinq canapés du salon, je n'ai jamais compris pourquoi il y en avait autant mais ce n'est pas vraiment le bon moment.

Dehors, un taxi nous attend pour nous conduire à l'aéroport.

8h49

On arrive à l'aéroport et cherchons désespérément la porte d'embarcation.

8h56

On a enfin trouvé cette fichue porte.
On monte dans notre avion

Nouveau problème !!!
Julie n'est pas au même endroit que nous.

On va voir une hôtesse qui a....de grands yeux O_o

Moi - Madame, excusez-moi ?
L'hôtesse aux grands yeux - Que puis-je faire pour vous ?
Moi - Et bien voila, ma petite soeur que voici [je désigne Julie qui me donne la main], n'est pas au même endroit que nous et nous aimerions l'avoir à côté, vous comprenez ?
L'hôtesse aux grands yeux - Oh oui, je comprends. Quel est sa place ?
Maud - Euh...place 483 xD
L'hôtesse aux grands yeux - C'est à côté de ce jeune homme et de ces personnes agées. Je vais leur parler
Nous - Merci

L'hôtesse aux grands yeux se dirige vers les personnes concernées, suivit de très près par nous

L'hôtesse aux grands yeux - Messieur, dame, escusez-moi de vous déranger mais nous avons un petit problème
La dame de la place 482 - Oui, que se passe t'il ?
L'hôtesse aux grands yeux - Et bien voila....ces jeunes filles, ont des places mais elles sont éloignées de leur petite soeur et aimeraient rester avec elle
Le monsieur de la place 481 - Oui, c'est normal
L'hôtesse aux grands yeux - Et donc, si cela ne vous dérange pas si vous pouviez échanger vos places avec ces deux jeunes filles
La dame de la place 482 - Bien sûr, mon mari et moi même, échangeons nos places avec plaisir
Le monsieur de la place 481 - Sans problème, ça fait tellement plaisir de voir des jeunes avec des responsabilités

On se retrouve donc, toutes les trois ensembles avec un gars-super-trop-canon

Voix du haut-parleur - Mes dames et messieurs, veuillez attacher vos ceintures nous allons décoller

9h30

Voila maintenant, une demi-heure que l'avion a décollé. Julie c'est endormie.

Le gars-super-trop-canon - Elle est très jolie et très sage...
Moi - Oh ça oui !
Le gars-super-trop-canon - Je me souviens quand j'avais son âge je suis monté la première fois dans un avion et je menais la vie dure à mes parents, bon vous vous ne l'êtes pas mais j'ai jamais vu une petite aussi sage. C'est la première fois qu'elle monte dans un avion ?
Maud Oh non, ça doit faire la quatrième fois....on part souvent en voyage
Le gars-super-trop-canon - Ooh d'accord

10h00

Voix du haut parleur - Veuillez rattacher vos ceintures nous allons attérir. La température est de 28° blablablabla

On sort de l'avion, on dit au revoir au gars-super-trop-canon avec qui on a passé le voyage à faire connaissance.

On cherche Anna des yeux. Maud sort la photo que sa mère lui a donné.

Julie - C'est pas elle là-bas ?
Moi - Ah oui, tu as raison

On s'approche d'une femme d'une trentaine d'années, les cheveux bruns et mi-court. Les yeux couleur noisette.

Maud - Escusez-moi madame, mais vous êtes Anna
La dame - Oui, Maud, Nina et Julie je présume
Maud - Oui, c'est ça
Anna - Heureuse de vous rencontrer !

Le visage de cette femme exprime l'amour, la bonté et tant d'autres belles choses, que je ne saurais décrire.

Anna - Venez, je vais vous aider à porter les valises
Nous - Merci

On arrive devant une voiture noire, on monte.
Le paysage défile sous mes yeux. L'Allemagne ressemble tellement à la France mais en même temps me semble si différente.

La voiture s'arrête devant une maison accueillante.
Un grand jardin entoure cette magnifique maison.

On rentre. La maison est magnifiquement décorée. Une bouffée d'amour s'engouffre dans mon coeur.
Les murs sont encrés de multiples rires, d'amour.....de bonheur. La chose que je n'ai pratiquement jamais connu.
Je ne me sens pas à ma place ici. Tout cet amour, moi qui en est jamais eu. J'ai peur, peur d'apporter le malheur sur cette famille.
Ce malheur que je trimbale avec moi jour après jour, nuit après nuit depuis mes 7 ans.

Anna - Venez, je vais vous montrer vos chambres !

On monte à l'étage.
Trois chambres ont été mis de côté pour nous.

Anna - Ici, c'est les chambres de mes fils
Moi - Vous avez des fils ?
Anna - Oui, deux
Julie - Ils sont où ?
Moi - Julie !
Anna - Laisse ça ne fait rien. Ils sont partis pendant un temps ils reviennent dans deux jours.

11h00

On range nos affaires dans nos chambres, elles sont plutôt grandes. Un grand lit deux places orne la pièce, un bureau est placé face à celui-ci, Une grande armoire est positionnée à côté de la porte et en face se trouve une fenêtre avec un petit balcon.

Après avoir rangé mes affaires, j'aide Julie.

12h30

Anna - Les filles à table !!!!!
Nous - On arrive

Anna est vraiment une grande cuisinière les plats qu'elle nous a fait son succulant.

Moi - Vous n'étiez pas obligée de vous donner autant de mal pour nous
Anna - Je vis seule, mes fils sont souvent en déplacement alors je peux bien faire ça de temps en temps
Maud - Comment ça se fait que vos fils sont en déplacement ?
Anna - Oh ! ils ont un groupe qui commence à avoir pas mal de succès donc ils vont souvent en tournée ect
Moi - Ca doit pas être facile à gérer tous les jours pour vous
Anna - Oui, c'est vrai mais je mis fait et puis, ils font ce qui leur plaît, la musique, alors du moment qu'ils sont heureux, je le suis aussi. Et s'il vous plaît tutoyez moi, sinon vous me vieillissez de 10 ans
Nous - ^^ D'accord

22h00

Pendant le reste de la journée, Anna nous a fait découvrir la ville.
C'est vraiment une femme géniale, si douce......ces fils ont eu de la chance de tomber sur une mère comme ça.
Est-ce que la mienne était comme ça ? je ne m'en souviens plus. A vrai dire, il me reste peu de souvenir de mes parents, seul quelques photos. Mais que sont des photos face à la vraie vie. Que sont des photos face à mon coeur détruit.....

Je me glisse sous les draps de mon nouveau lit, fatiguée de cette journée.


CÖucÖu les gens !!!!
impressiÖns ?????????
Merci de vÖs cÖm'zz

Dans le prÖchain chapitre l'émÖtiÖn et les hÖrreurs serÖnt au rendez-vOus, j'espère que vOus aussi ^^

Je pars dimanche en vacances chez mes grands parents dans le cOin le plus pOmé de la terre se qui veut PAS D'INTERNET [c'est à peine si ils Ont le téléphOne alOrs -_-] dOnc vOila je ne pOurrais pas pOster de chapitre avant une semaine

J'aimerai savOir vOs idée pOur le prOchain chapitre histOire que je me marre tOute seule xD
# Posté le jeudi 19 juillet 2007 12:59
Modifié le samedi 08 mars 2008 08:43

Chapitre 3

Chapitre 3
GRIS=> FLASH BACK / SÖUVENIRS / DESCRIPTIÖ]N
BLANC => NARRATIÖN
[ petits cÖmmentaires de ma part ]
* pensée du persÖnnage*


Je me glisse sous les draps de mon nouveau lit, fatiguée de cette journée.

20 juin
14h30


Une lègère mélodie s'échappe de la radio de la voiture d'Anna. Nous partons à l'aéroport chercher ses fils.
Inconsciemment, un sourire se dessine sur mes lèvres, serait-ce grâce à la musique ? au vent rentrant dans la vieille voiture ? ou tout simplement à ce magnifique paysage défilant sous mes yeux ? A vrai dire je n'en ai aucune idée. Je suis heureuse et c'est tout.

Maud - ATTENTION !!

Je sors de mes pensées et aperçois un camion en train de se renverser. Je me jette sur Julie pour la protéger du choc qui est, maintenant, inévitable. Anna freine, elle freine tant qu'elle peut, le bruit des pneux sur le goudron chaud de la route ne fait qu'accentuer ma peur.
La voiture fait quelques tours sur elle-même et rentre dans le camion. Mon corps bouge, j'ai l'impression de ne plus rien contrôler, que tous mes organes se déplacent librement en moi.
J'aperçois Maud attraper le volant et le tourner. La voiture par en tonneau dans le champs de droite, celui que je trouvais si beau quelques secondes au paravant. Elle s'arrête quelques mètres plus bas. J'ai mal, mal de partout autant en moi qu'à l'extérieur. Je sens une chaleur couler le long de mes jambes, du sang ? quoi d'autre. Je me retourne vite vers Julie, elle a l'air d'avoir été assomée mais sans plus. Ne pouvant bouger j'essaye le mieux possible de m'approcher de Maud. Du sang coule entre ses yeux. Une goutte, une seule qui descend du front jusqu'à son menton. Sa main est elle, au contraire, remplit de ce liquide rouge.

Moi - Maud...Maud....

J'ai du mal à articuler, ma gorge me fait souffrir et ma main est coincée sous un siège. Les larmes coulent malgré moi, mes forces me quittent peu à peu.

* Maud....Maud...*

Je me retourne vers ma moitié, sa bouche c'est ouverte et ce même liquide étalé sur ses mains en sort. Mes larmes redoublent. Son teint est pâle, trop pâle.

* Maud, ne m'abandonne pas, reste avec moi...Maud...Maud !! j'ai besoin de toi *

Moi - NON !!

Il est trop tard je l'ai compris. Mes yeux se ferment...le noir, le néant.

[...]

Un voile blanc recouvre mes yeux, tout est flou. Un mal de tête puissant s'empare de moi. Je me frotte les yeux, mes mains sont râpeuses...un bandage blanc. Ma vision se rétablit peu à peu, à son rythme. Autour de moi tout est de la couleur du bandage, blanc....trop blanc. Je me lève brusquement mais prise de vertige je retombe lourdement sur mon lit. Mon lit ? non ce lit....
Je tourne ma tête vers le mur. Le lit près de moi est vide. A vrai dire il n'est même pas fait, il y a juste un drap posé dessus. Drap aussi blanc que tout ce qui m'entoure.
Des images me reviennent dans des sortes de flash. Le bruit stridant des pneux sur la route....le camion....Maud tournant le volant....les tonneaux....puis le visage de Maud....
Les larmes coulent, si doucement que mon coeur s'en étonne.

Moi - MAUD !!!!!!!

Je cris en oubliant où je suis, en oubliant ce qui m'entoure, comme dans un état second. Je me recroqueville sur moi-même, passe ma main dans mes cheveux et les tirent. Ma respiration devient sifflante. J'éclate en sanglot, ma poitrine se lève et descend à une allure presque effrayante.
D'une voix audible de moi seulement je dis :

Moi - Maud...pou..pourquoi tu m'as laissé...je...je ne te sens plus.....reviens...j'ai besoin...besoin de toi..Maud !

Je me jette par terre malgré le fait que tous mes membres me fassent souffrir. Le contact frais du carrelage avec mon corps chaud me procure des frissons mais en même temps me soulage de cette fièvre, de ce mal. J'écarte mes bras et mes jambes. Maud appelait cette position "étoile". Appelle ? appellait ? je ne sais plus, je suis perdue. Pourquoi toi aussi tu m'as quitté ?
Une infirmière arrive en courant vers moi. Blanche, encore du blanc. Cette femme me dégoûte autant que cet endroit.

Infirmière - Mademoiselle, que faites-vous par terre ? Ne bougez pas je vais appeller le docteur.

Qu'il aille se faire voir le docteur, laissez moi mourir, je pourrais ainsi rejoindre ceux que j'aime. Pourquoi la mort s'acharne sur moi ?
Mes sanglots reprènent. Mourir...mourir...alors c'est ça la liberté.
Doucement je me relève m'aidant du lit à côté de moi. Un vertige me reprend, je reste un moment debout, adossée contre la table de nuit puis je marche jusqu'à la porte de la chambre. Ma jambe droite me fait mal. Je soulève la sorte de tunique qu'on m'a enfilé, et aperçois un gros bandage en haut de ma cuisse. Alors c'est de là que venait le sang que je sentais le long ma jambe lors de l'accident ?
Je débouche dans un long couloir. Couloir blanc, comme vous pouvez l'imaginer. Une envie de vomir remonte dans ma gorge. Je ferme les yeux, déglutit et continue ma marche titubant de tous les côtés et me collant aux murs. Un chariot appartenant, sûrement, au service chirurgical est posé à quelques mètres de ma chambre. Je m'empare d'un scalpel et retourne vers ma chambre aussi maladroitement qu'au paravant.
Je m'effondre sur le lit respirant profondément. Le mal de tête diminue rapidement mais ne tarde pas à revenir en puissance.
Sur la table de nuit est posé un collier...mon collier...son collier. La moitié d'une étoile, c'est Maud qui a l'autre. Ou du moins avait. Je m'en empare d'une main tremblante. Je le fixe. Des larmes viennent s'écraser dessus. Mes larmes...

* Maud... *

Le scalpel dans une main, le collier dans l'autre. La mort dans une main, la vie dans l'autre. La vie, la mort...où est la différence quand on a plus personne ?
Quand on vit sans personne à aimer on est une ombre que l'on piétine, un coeur perdu, une âme errante, on est rien, un trou noir. On ne vit pour rien, on n'a aucun but, on pleure et on se lamente de son sort. On s'enferme, on se détruit petit à petit pour une personne inexistante.
Quand on meurt on est des restes, on n'a plus de coeur, notre âme n'appartient qu'à nous, et on est toujours un trou noir. Mais, pourtant, on ne vit plus, on a plus besoin de but, on en pleure plus et se lamenter devient impossible. On ne souffre plus, on ne se détruit plus....il est trop tard.

Je me laisse tomber le long du mur aussi glacé que sa couleur. J'entoure le collier autour de ma main et saisit le scalpel de l'autre.

Moi - Maud pardonne moi....s'il te plaît

Les larmes ne peuvent s'arrêter. Coulant seules, les unes après les autres.

-----------------------------------------------

Maud - Nina !!

Le salpel vole à travers la pièce, pour finir par frapper le lit.

Maud - Ne recommence plus jamais !!! Tu m'entends plus jamais!!
Moi - Mais...
Maud - Nina ta gueule ! si tu recommences je...je...

Elle avait quitté la pièce le visage ravagé de larmes


-----------------------------------------------

Le souvenir du visage de Maud ce jour là revint à mon esprit. Ses joues rougis par la colère, ses larmes perlant le long de son visage. Je m'en souviendrais, toujours. Mais aujourd'hui Maud, ce n'est plus pareil, tu n'es plus là pour me dire ce que je dois faire ou pas, ce n'est plus mes parents que je veux retrouver mais toi.
Je lève la lame et l'enfonce profondément dans al paume de ma main. Mon corps entier se crispe. Sans la relever, je continue de la faire glisserle long de mon avant bras. Le sang en sort à flot coulant autour de mon bras et finissant sa course sur le sol. Un liquide transparent vint s'ajouter au liquide rouge....mes larmes.
Mon corps est parcourut de frissons. Mes battements cardiaques s'accélèrent et mon coeur se sert.
J'envoie le scalpel à l'autre bout de la pièce et m'étale par terre. Ma tunique d'un blanc écarlate quelques minutes au paravant, et maintenant d'un rouge éclatant. Le carrelage devient peu à peu, lui aussi de la couleur de mon intérieur. L'idée de quitter ce monde ne me fait pas vraiment peur et le fait que j'aurais changé la couleur écoeurante d'un hopital me fit sourire. Sourire presque inconscient, sourire de mort, sourire inutile, sourire naturel, sourire de bien être, sourire de mal être, sourire de souffrance, sourire de souvenir, sourire mélangé dans un torrent de larmes....

Une toux aigüe s'empart de moi. Elle râcle ma gorge, elle me fait mal. Une substance s'échappe de ma bouche. De ma main encore utilisable, quoi que encombrée d'un bandage, j'essuie ma bouche. Le bandage devient de la même couleur que ma blouse

* Et merde *

Je crache à côté de moi. La tête posée sur le carrelage gelé, je ferme mes yeux. Une douleur brûlante se dissout dans mon bras, m'arrachant une grimace.


Un voile blanc recouvre mes yeux, tout est flou. Un mal de tête puissant s'empart de moi. Je me frotte les yeux, mes maisn sont rapeuse...un bandage blanc. Ma vision se rétablit peu à peu, à son rythme. Autour de moi tout est de la couleur du bandage, blanc....trop blanc...toujours ce blanc.
Quelqu'un se jette sur moi et entoure ma nuque. Un corps frêle, des bras fragiles, une odeur particulière...Julie. Comment ai-je pu l'oublier ?
Je ressers son étreinte, la collant à mon corps. Une larme coule en silence, une seule. Mon bras me fait encore mal je le regarde et m'aperçois à quel point je suis égoïste. Egoïste ? oui ! oui je suis égoïste car je n'ai pas pensé une seule fois à Julie, parce qu'elle a déjà perdu sa soeur et que bientôt elle ne reverra plus son père. Et moi j'allais la laisser, oui j'allais partie sans même une pensée pour elle. Je me dégoûte....vraiment.

Moi - Ca...ça va ?
Julie - Oui, et toi ?

Elle relève sa petite tête pour plonger son regard dans le mien. J'hoche la tête comme signe d'approbation. Elle me sourit et plonge une nouvelle fois sa tête dans mon cou. Je ferme les yeux pour profiter de ce moment intime. Hélas, une voix grave me sort de mon paradis.
J'ouvre les yeux et aperçois une blouse blanche...encore. Elle appartient à un homme de petite taille, les cheveux bruns ébouriffés, avec des petites lunettes posés sur le bord de ses yeux. Pour un docteur il a une bonne tête.

Le docteur - Bonjour, docteur Clark
Moi - Euh...salut !
Mr Clark - Je dois avouer que tu as un caractère puissant et un corps résistant. Malgré les coups que tu as prit et ton coma...
Moi - Je..j'étais dans le coma ?
Mr Clark - Oui, mais tu n'y es pas restée longtemps...mais nous devons te garder quelques jours en observations, ce que tu as subit et tes efforts pour sortir de la chambre n'a fait qu'aggraver votre état. Sans parler de ce que vous avez fait, si l'infirmière n'était pas revenue allez savoir où vous saurez à cette heure ci
Moi [chuchotant] - Connasse
Mr Clark - Pardon, vous avez dit quelque chose ?
Moi - ...Nan rien

Il me fit un petit clin d'oeil, ce qui eut pour effet de me faire sourire

Mr Clark - Une belle fille comme toi ne mérite pas de mourir...

Sur ces derniers mots, il tourne les talons et sort de la chambre

Julie - Nina, qu'est ce qu'il voulait le monsieur
Moi - Rien ma chérie....rien

D'un côté, le fait que Julie ne comprenne pas l'allemand a du bon.
La porte de la chambre claque, ce qui fit sursauter Julie qui se blottit un peu plus dans mes bras. Le visage apeuré d'Anna fit apparition dans la pièce. Elle se jette sur moi et me sert fort. Je sens Julie descendre du lit. J'enroule mes bras au tour de son corps et inhalât son odeur. Odeur d'amour. Comment peut on être aussi...parfait ?

Moi - Je...je
Anna - Chut
Moi - Non!

Je me dégage d'elle et la regarde dans les yeux. Je sais qu'à elle aussi je lui ai fait du mal. Suis-je née que pour ça ?

Moi - Excuse-moi...

Les excuses, j'avoue, je n'en ai pas l'habitude. Pour moi c'est montrer ses faiblesses mais parfois il faut apprendre à se rabaisser pour garder ce qu'on aime près de soi.
Dans l'entrebâillement de la porte trois ombres se dessinent. Celles de deux garçons, les fils d'Anna probablement, et celle de Julie qui est dans les bras d'un des deux.
Ils me sourient et je leur répond de la même manière.

Anna - Vous pouvez aller nous chercher des café les garçons ?
??? - Oui m`an !

Ils sortent. Ca sent les explications, surtout rester calme. Mais apparement Anna n'est pas cet avis. Elle prend une chaise et s'installe en face de moi.

Anna - Je peux savoir ce qu'il t'a prit ,
Moi - Ce..ce qui m'a prit !! Maud est morte et tu as cru que j'allais rire aux éclats !
Anna - Comment le sais-tu ?
Moi - Tu comptais m'en parler quand ?
Anna - NINA !! répond à ma question !

Les larmes remontent malgré moi, malgré mes réticences.

Moi - COMMENT JE LE SAIS ? JE L'AI VU MOURIR ANNA, J'AI VU SON SANG COULER. C'EST MA MOITIE JE LE SENS QU'ELLE N'EST PLUS PRES DE MOI!!

Anna me prend dans ses bras et me berce doucement, comme si j'avais cinq ans. L'âge que j'ai en ce moment.
Je ne comprends pas son comportement. Cette agressivité ne lui ressemble pas.

Moi - Tu sais j'avais besoin d'essayer de la rejoindre, j'ai besoin de l'avoir près de moi elle est ma vie, ma lumière, mon droit chemin.... je suis perdue Anna ... perdue
Anna - Et nous ? Et Julie ? Tu n'es pas seule, oui Maud nous a quitté mais ne laisse pas Julie sans une autre soeur. Une ça suffit...tu crois pas ?
Moi - Si

Sa voix est douce, rassurante, elle me transporte. Je ne suis plus qu'une enfant.... maman .... toi aussi tu me manques
Bercée par les caresses d'Anna je finis par m'endormire

26 juin
12h00


Je descends les escaliers de la maison Kaulitz, me regarde une dernière fois dans le miroir qui longe le couloir. Je suis prête

-----------------------------------------------

25 juin
13h39


Les rayons du soleil me réchauffent, m'éblouissent, me remplissent de joie. On dirait un bébé venant de naître.
Je savoure chaques rayons, chaques caresses que le soleil dépose sur mes joues, chaques coups de vent qui fait s'envoler mes cheveux détachés.
J'attends patiemment l'arrivée d'Anna et Julie.

Je commençais à suffoquer dans cet endroit aux murs blancs, tout là-bas me déplaît, les regards haineux des infirmières, la nourriture qui te fait crever avant ton heure, les toux aigus de la patiente à côté de toi...mais surtout le manque d'amour car, oui, je n'en ai jamais eu, juste celui de Maud et Julie mais même ceux la n'existe pas dans cet endroit pourri.
Les enfants laissent pourrir leurs parents dans ce bâtiment prétendant ne pas avoir le temps de s'occuper d'eux, mais où sont-ils quand leurs parents demandent une visite de dix minutes. Dix minutes qu'est ce que ça leur coûte ? rien et ça remplirait le coeur de ces vieilles personnes d'amour.
Je n'aurais pas supporté un cinquième jour dans ce lieu. Et oui, déjà quatre jours que je loge dans un endroits aux murs blancs, aux draps blancs, aux vêtements blancs, aux armoires blanches, à la nourriture blanche et j'en passe

J'inspectes chaque voiture se dirigeant vers l'hôpital à la recherche d'une voiture noire, mais j'ai un peu de mal vu que je ne l'ai jamais vu car Anna a changé de voiture après l'accident -_-.

??? - NINA !!!!

Julie se jette dans mes bras. Je la serre fort aux creux de mes bras, ça faisait tellement longtemps, elle m'a tant manqué. Mes narines s'empare de son parfum, ce parfum, le parfum de l'amour.

Moi - Comment tu vas ma chérie ?
Julie - Ca va et toi ?
Moi - Encore mieux depuis que tu es là
Julie - Oh oui, moi aussi tu m'as beaucoup manqué !
Anna - Alors, heureuse de sortir de cet monstrueux endroit ?
Moi - Nooon, j'aime les monstrueux endroits moi.
Anna - ^^

Je grimpe dans la nouvelle voiture. Les images de l'accident me reviennent en tête je les chasses. Mais, c'est trop tard, le visage de Maud en train de mourir est de nouveau dans ma tête

Moi - C'est demain l'enterrement ?
Anna - Oui
Julie - Nina, tu sais, ben Tom et Bill ils sont trop gentil
Moi - Ca j'en doute pas ^^ mais tu arrives à les comprendre ?
Julie - Ils parlent un peu français mais Anna me donne des cours d'allemand parce que si on doit rester ici pendant un moment
Moi - Merci Anna
Anna - De rien la puce, Tom et Bill voulaient s'excuser de ne pas t'avoir rendu visite mais ils sont débordés en ce moment. Encore plus depuis l'histoire de l'accident
Moi - Pourquoi ?
Anna - Bah, tu comprends leur mère a eu un accident, alors les rumeurs commencent à surgir. A ce qui paraît j'étais bourrée, le camion a dû se coucher par ma faute
Moi - Mais c'est n'importe quoi !
Anna - C'est ce qu'ils essayent de faire comprendre aux gens à travers les interviews. Mais bon, les journalistes déforment tout, ça passera
Moi - J'espère
Anna - Merci de me rassurer, tu aurais pu me dire, je sais pas moi, mais oui t'inquiète pas ça va s'arranger, ou quelque chose dans le genre
Moi - A ben moi non, je suis directe
Anna - Je vois ça ^^

En arrivant à la maison, les deux frères n'étaient pas là. Ils avaient laissé un mot disant qu’ils passaient la nuit chez un ami mais qu'ils reviendraient demain pour l'enterrement

Moi - Pourquoi ils veulent venir ? ils ne la connaissaient même pas
Anna - Ce n'est pas une raison et puis je sais pas ils ont insisté comme des fous pour venir mais par contre, ne compte pas sur eux pour porter une cravate
Moi - C'est pas grave, c'est la présence qui compte
Anna - Je t'ai acheté une robe, j'espères qu'elle te plaira
Moi - Pourquoi tu as fait ça ?
Anna - Je n'ai jamais eu de filles, donc je n'ai jamais pu lui acheter une robe et j'en acheté une pour Julie aussi. C'est elle qui a choisi la sienne et la tienne
Moi - Je ne sais vraiment pas comment te remercier
Anna - Nina, c'est normale
Moi - Rassure-moi tu ne penses pas que c'est ta faute si Maud est morte et que là tu essayes de te racheter
Anna - Non, je n'essaye pas de me racheter car je sais que tu ne m'en veux pas mais oui, je penses que c'est ma faute si ta meilleure amie est morte
Moi - Anna, dans cette histoire une seule personne est fautive et c'est le conducteur du camion

Sur ce je monte dans ma chambre


-----------------------------------------------

J'ajuste une dernière fois ma robe. Julie l'a bien choisi.
Elle est noire [bon pour enterrement c'est un peu normal aussi] s'arrêtant au-dessus de mes genoux, elle est serrée en haut et n'a que de très minces bretelles. Un lacet derrière permet de serrer le haut de la robe. Le bas est plus lâche. Mes escarpins noirs l'accompagne.[bon, j'avoue y a pas beaucoup de détails mais comme ça vous pouvez l'imaginer plus librement] [dis plutôt que tu savais pas comment la décrire] [non mais chuteuh! Ça faut pas le dire]
J'ai attaché mes cheveux avec un ruban noir également, laissant sur mon front ma frange brune et ai entouré mes yeux bleus de noirs
A mon cou la moitié du coeur, est en évidence

Je rentre dans le salon.
Julie est assise sur les genoux d'un des frères. Il a un look plutôt androgyne, son visage a des traits très fin, très beau, ses yeux sont entourés de noir, il se maquille vraiment très bien. C’est cheveux sont plaqués contre son visage et deux trois piques ornent le haut de sa tête
En face de lui, se tien son frère. Lui, il est tout à fait différent côté look. Ses longs vêtements lui donne du charme. Question les traits de son visage ils sont un peu moins fin mais ils ont autant de charme que ceux de son frère. Quant à ses cheveux, se sont des dreads

Quand Julie m'aperçoit, elle descend des genoux de l'androgyne et me saute dans les bras

Moi - Mais c'est que tu es magnifique !
Julie - Merci, toi aussi
Moi - Faut avouer que tu as bien choisi les robes

Un sourire fière d'une petite fille s'affiche sur son visage

Julie - Et puis, c'est pour Maud
Moi - Oui c'est pour Maud

Je la serre dans mes bras et la première larmes de la journée coule mais ce ne sera sûrement pas la dernière, je l'essuie avant qu'elle ne tombe sur la robe noire de Julie

Julie - Viens je vais te présenter à Bill et Tom
Moi - J'te suis
Julie - Alors le gars qui a la coiffure comme un calamar là, c'est Tom

Je me pique un fou rire, lui a mon avis n'a pas compris

Tom [dialogue en allemand] - Qu'est ce qu'elle a dit encore ?
Moi - Que ta coiffure ressemble à un calamar

Je me retape un fou rire, Tom attrape Julie et la chatouille puis il se tourne vers moi et fait la même chose

Moi [dialogue en allemand] - Hey ! j'ai rien fait moi
Tom - Tu rigoles
Moi - Profites-en car après tu risques de surtout me voir pleurer

Il s'arrête me regarde un instant puis:

Tom - Il faut que tu pleures, tu es sûrement plus belle quand tu rigoles
Moi - Comment tu réagirais si tu perdais Bill ?
Tom - Désolé, je ne savais pas que c'était ta jumelle, en fait je ne te connais pas
Moi - Tu me découvrira petit à petit

Je lui souris et me dirige vers Bill

Moi - C'est toi qui te maquille ?
Bill - Ahahah!oui
Moi - Je suis impressionnée
Bill [avec un grand sourire] - Merci

Anna rentre dans le salon, elle est vêtue d'une longue jupe et d'un débardeur noir et des chaussures à talons de la même couleurs. Ses cheveux sont lâchés.

Anna - Les enfants...Oh Nina, la robe te va très bien !
Moi - Merci et toi aussi tu es magnifique
Anna - ^^
Julie - Elle arrive quand maman ?
Anna - Elle nous rejoins au cimetière


14h00

Le cercueil de Maud vient d'être mit dans son trou.
Une larme tombe vite suivit par les autres.
Comme si la fin de ma vie arrivai, tout les moments de ma vie passée en sa compagnie refont surface. Fous rires, craintes, pleures et toujours ce passage du suicide. Car cette fois là, j'ai su qu'elle était vraiment ma seule raison de vivre, ma vie simplement.
Comment oublier son visage, sa voix, son rire, son sourire, ses larmes. Tout ça m'obsède
Non, ce n'est pas toi qui méritait de mourir, moi j'avais un meilleur profil.
Ma vie est foutue en l'air depuis mes 7 ans, jamais je n'aurais réussi à vivre normalement, alors que toi oui, pour toi dans quelques mois tout était fini, toute ta vie d'avant serait effacée. Tu aurais recommencé à zéro
Une vie normale avec une mère pour s'occuper de toi.
Je n'en ai jamais eu, toi tu ne rêvais que de ça. Mais tu ne l'auras jamais connu à cause d'un connard, à cause de l'alcool, à cause...

Les larmes coulent ne pouvant s'arrêter.
Fanny me serre dans ses bras, je sens sa respiration saccadée dans mon cou à cause des larmes que déversent ses yeux
C'est à mon tour d'aller jeter une rose dans sa nouvelle demeure.
En jetant la rose, je jette aussi un bracelet

Tu te souviens de ce bracelet ?
Tu le voulais tellement. Je voulais te l'acheter pour ton anniversaire mais tu es partit si vite, trop vite.

15h00

Peu à peu, les gens s'en vont. Ils passent devant nous et nous disent « toutes mes condoléances »

Je me fiche de leurs condoléances, la plupart l'ont vu une seule fois dans leur vie.
Les femmes sont pressés de rentrer sinon leur ragoût va être trop cuit, les hommes vont rater leur match de foot.
J'aimerais leur dire cassez-vous. Pourquoi êtes-vous venus ?
Demain à cette heure-ci, vous aurez déjà oublié où vous étiez aujourd'hui ! vous l'aurez oublié, elle la reine de mon coeur ! arrêtez de jouer la comédie et avouez que vous en avez rien à faire ! rentrer au chaud chez vous, je ne peux plus supporter vos têtes de demeurés, faisant genre d'être touchés mais ne rêvant que de se retrouver devant leur télé ! vous êtes si innocents, si...pathétiques
Vous osez emmener vos enfants ici, alors qu'ils ne l'ont jamais vu et vous savez vous seulement à quoi elle ressemblait ?
Sur cette vingtaine de personnes combien l'ont vraiment connus.
Vous avez tous fait comme Tom et Bill, mais eux ils avaient déjà plus de raisons de venir et ils sont restés à part tout le long de la cérémonie.
Je jette un regard en direction de la colline sur laquelle ils ont passé leur après-midi.

D'un coup, je l'aperçois au loin. Oui, c'est bien lui !
Je commences à courir dans sa direction


COucOu les gens
AlOrs d'après vOus c'est qui ?

j'ai écrit ce chapitre en étant creuvée alOrs désOlé si il est raté
j'espère qu'il vOus plaira quand même

BAM EN MODE MORTE

6H00

Ma gand mere - Debout les filles le chat est dejà levé [pas bien compris le sens de la phrase mais je dormais encore]

Ma soeur - T'es sûre que tu t'es pas trompée sur l'heure du réveil ??

Moi - Mais noon Susie tu te souviens de cette randonnée avec laquelle tu nous gonfle avec depuis 2 jours ben voila

Ma soeur - ÖUE mais moi je voulais pas me lever si tÖt

Moi - En vacance en plus

Ma grand mere - Allez les filles bougez-vous ! ! !

7H00

et c'est parti pour 6h00 de march
e

BAM

vOus crOyez que c'est nÖrmal que j'ai du mettre une pOlaire tellement il faisait frOid AHHH et en plus y avait du vent et On a failli se faire empOrter oO"

Le pire? quand tu t'assOies dans la vOiture après les 6h00 de marche cOup de barre intense mais après 3 quart d'heure de guitare ca va mieux xD
breif bisOuuusss a tOus
et merci pOur les cOm'zz

# Posté le mardi 24 juillet 2007 15:23
Modifié le samedi 08 mars 2008 08:44

Chapitre 4

Chapitre 4
GRIS=> FLASH BACK / SÖUVENIRS / DESCRIPTIÖ]N
BLANC => NARRATIÖN
[ petits cÖmmentaires de ma part ]
* pensée du persÖnnage*


D'un coup, je l'aperçois au loin. Oui, c'est bien lui !
Je commences à courir dans sa direction


21 juin
15h09


Je saute dans ses bras. Respire cette odeur que je connais par coeur

Moi - Mathieu !! qu'est ce que tu fais là ?
Mathieu - La même chose que toi, je crois
Moi - Qui t'as prévenu ?
Mathieu - Fanny. J'ai appris que tu as essayé de mettre fin à tes jours avec un scalpel
Moi - Oh, hein ! c'est bon.
Mathieu - T'es pas bien dans ta tête
Moi - Mais pour quoi elle est morte ? Pourquoi elle ? Je voudrais échanger nos places, elle ne méritait pas ce qu'il lui ai arrivé. Pourquoi Mathieu ? Pourquoi ?

Ma voix, se fait de plus en plus calme, mon corps rejette de nouvelles larmes. Mes jambes se font molle petit à petit, ne pouvant supporter le poids de mon corps, ce corps, cet âme.

Mathieu - Arrête de vouloir te sentir responsable.
Moi - Je ne me sens pas responsable, je voudrais échanger nos places, ma vie est foutue, la sienne ne l'était pas.

Mes jambes ne peuvent supporter plus longtemps le poids de ma tristesse. Elles cèdent, me laissant à genoux sur l'herbe fraîchement coupée.
Les larmes recommence à couler, comme s'il n'y en avait pas assez versé aujourd'hui
Tout se mélange dans ma tête, des questions apparaissent, mais les réponses m'échappent, je les cherche sans jamais les trouver.
Mon coeur toujours autant déchiré tombe en lambeaux au fond de moi. Qu'est ce que je vais devenir ? Que va t'il se passer ?

Mathieu m'encercle de ses bras. Il m'a compris

??? - Mathieu !!

Cette voix, la seule qui me retient à la vie. Oui, Maud tu es partit en me laissant quelque chose pour pas que je te suive. Elle

Mathieu - Julie ! comment tu vas la puce ?
Julie - Ca va

Il la prend dans ses bras.

Mathieu [chuchotant à mon oreille] - Tu vois, elle t'a laissé quelque chose avant de partir

Le premier sourire de la journée vient illuminer mon visage.
On part en direction des autres, qui on rejoint Bill et Tom

Fanny - Salut Mathieu ! contente de savoir que tu as pu venir

Ses joues ont des traces de mascara qui a coulé à cause des larmes. Les vaisseaux de ses yeux ressortent, ravagés par les larmes qui ont tant coulé. Ses lèvres d'une habitude rouge sang, sont sèches.
Ses mains si rassurantes, tremblent de tout leur membre, ainsi que ses jambes.

Mathieu - C'est normal.
Moi - Je te présente Tom, Bill et, leur mère, Anna
Mathieu - Enchanté
Moi - Je vous présente Mathieu, mon meilleur ami et celui de Maud

Je regarde vers sa tombe.
Aujourd'hui, une nouvelle vie commence.
Tu ne seras plus là quand j'en aurais besoin, tu ne pourras plus me gueuler dessus quand il le faut, me rappeler à l'ordre, m'empêcher de faire des bêtises, me rassurer, partager mes émotions, mes angoisses et mes fous rires. Plus personne pour comprendre mon humour bizarre et en rire aussi.
Non, tu n'es plus là et depuis 12h00 j'en prend conscience. Tu me manqueras toujours, tu seras à jamais dans mon coeur, ton âme habitera la mienne jusqu'à ma fin et tout nos souvenirs sont encrés dans ma tête et ne pourront être effacés

Fanny - On peut rentrer ? Je repars tôt demain pour la France
Anna - Oui, bien sûre, tout le monde a besoin de se reposer après cette journée
Moi - Ca je... je vais rester ici encore un petit moment
Anna - D'accord, tu sais où se trouve la maison
Moi - A toute à l'heure

Alors que je les regarde s'éloigner, je me dirige vers la tombe, SA tombe
Son corps a été recouvert de terre et une pierre blanche a été posé par dessus. Déjà des gens ont posé quelques fleurs. Sur sa pierre, une photo d'elle il y a deux ans. Je pose ma main sur sa photo

PLINK une larme vient de tomber sur le cadre

Je le sais, je me fais du mal seule, je le sais, je m'en sortirais grâce à Julie. Mais combien de malheurs m'attendent encore ?
Pourquoi chaque personne, auxquelles je m'attache disparaissent ? Est-ce que je vais apporter le malheur à la famille Kaulitz ? Est-ce que Julie connaîtra le sens des mots bonheur et amour si je reste au près d'elle ?

Maudite voilà se que je suis.

Pourquoi ?.pourquoi moi ?

Tant de questions qui resterons sans réponse

Mes larmes tombent les une après les autres, une disparaît, une autre apparaît pour s'écraser à son tour contre la pierre qui recouvre son corps

La pluie commence à tomber, de plus en plus fort. Comme guidées, mes larmes, évolues de la même manière.
Ma gorge se fait sèche, mes yeux deviennent de la couleur de mon sang, mes pupilles deviennent noires.
D'un coup sec, j'arrache le ruban noir qui tient mes cheveux, les laissant tomber devant ma tête
Je suis à quatre pattes à côté de ce qui reste de toi, sur Terre
Mes forces m'abandonnent, je serre fort cette photo de toi. Un magnifique sourire illumine ton visage. Ton sourire
Dans mon autre main se trouve mon ruban. Cette scène me rappelle l'hôpital. j'avais le choix entre la mort et la vie, comme si les objets me le demandaient. Une évidence chez des gens normaux, ils auraient choisi la vie.
Mais la vie sans personne à aimer et sans personne qui nous aimes ce n'est pas la même chose que la mort ?

Quand tu meurs ton corps est inerte, ton âme flotte dans l'air, ton coeur occupe ceux de tes proches et tes souvenirs heureux leur tête
Quand tu vis sans personne à aimer, ton corps passe comme un fantôme, ton âme est cachée au fond de toi, ton coeur n'appartient qu'à toi et tes souvenirs heureux, tu n'en a pas. Tu es une ombre, on te marche dessus, on ne t'accorde aucune importance

Non, vivre sans personne à aimer et sans personne qui t'aime est pire que la mort, c'est le pire des châtiments. Ici des gens m'aiment mais si je leur apporte le même malheur qu'à toi, ils ne pourront plus m'aimer
Je ne suis pas une ombre, on ne me piétine pas, on ne m'ignore pas, on oublie juste mon passé. Ce passé. Un passé pourri, au milieu de cadavres, de sang. J'en ai vu tellement.
A chaque fois un morceau de mon coeur qui s'en va, se déchire, pourri tout doucement mais jamais en entier pour être sûr de laisser la douleur s'installer à jamais

Moi [à voix haute] - Tu te souviens, tu as été la seule à oser me parler au début. Normal la cousine d'un des gars qui fait trembler toute l'école fait irruption dans une classe. Pourquoi aller la voir ? elle doit être comme son cousin.
Mais toi tu es venue, tu doutais, tu ne savais pas si ce que tu faisais allée t'être favorable, mais en même temps tu marchais d'un pas sûr. Je me souviendrais toujours de la première fois où tu es venue me parler

Je suis à genoux, mes mains posées sur ma robe au niveau des cuisses. La pluie ruisselle sur mon visage se mélangeant à mes larmes et à mon maquillage. Les gouttes partent de mon front, passent entre mes yeux, longent mon nez, passent sur mes lèvres toujours aussi sèches, tournent un peu sur mon menton pour finir leur course écrasées par terre. Mes cheveux sont trempés ainsi que ma robe

Moi - Tu as appris à me connaître, tu as sacrifié des amitiés pour moi, puis quand tu as réussi à convaincre les gens que je n'étais pas comme mon cousin, ces filles sont revenues vers toi mais tu les as envoyé balader. Je t'ai demandé pourquoi. Et tu m'as répondu que la première chose qu'il faut avoir dans une amitié c'est la confiance. A partir de ce moment, je n'ai cessé d'avoir confiance en toi. Tu étais si importante pour moi que je ne voulais pas te perdre comme ces filles t'avaient perdu.
Mais peut-être te méritaient-elles plus que moi ?
??? - Ca, ça m'étonnerait

Je me retourne

Moi - Bill !? Qu'est ce que tu fais là ?
Bill - Ban, comme tu ne revenais pas, on s'est inquiétés et ils m'ont envoyé te chercher. Allez viens sous le parapluie, tu es trempée

Je me lève avec un peu de mal, repose la photo à sa place et vais me mettre à l'abris. Les larmes ont cessé mais les marques sont toujours là.
Mon regard ne peut se détacher de la tombe.

Bill - On rentre ? tu vas attraper la crève sinon
Moi - Oui

On commence à partir

Moi - Bill attend

Je cours jusqu'à la tombe et attache mon ruban noir autour du cadre de la photo

Moi - Je t'aime.

Je retourne au près de Bill. Je jette un dernier regard à cet être si cher à mes yeux et rentre dans une voiture qui nous attendais
Une seule, unique et dernière larme coule alors que la voiture s'éloigne du cimetière
*Maud je t'aime pour toujours*



COucOu
VOs impressiOns ??
AujOurd'hui, jOur de mOn anniversaire passé à écrire la fic ^^

BAM anniv en sOlO xD mais je l'ai fêté avec vOus y a pas lOngtemps mais là c'est déprimant quand même
Même mes grands-parents ils avaient Oublié vive la famille hein !!!

BREIF j'espère que ce chapitre vOus plaira. TOujOurs aussi nOir mais de la JOIE ce présente à l'hOrizÖn mais il faudra attendre encÖre un petit mÖment lOwl

BisOuss à vOus petits lecteurs attentiOnnés qui remplissent mOn cOeur plein de jOie a chacun de vOs passages ^^ <3




# Posté le mercredi 25 juillet 2007 14:20
Modifié le samedi 08 mars 2008 08:44